Cette néphrectomie a été réalisée sur une femme présentant « un rein détruit par des épisodes infectieux chroniques » et une « obésité morbide » (117 kg pour 1,60m).
« L’épaisseur importante de la paroi abdominale due à la couche de graisse, augmente le risque infectieux (suppuration de la cicatrice), ainsi que le risque d’hématomes et d’éventrations », explique l’hôpital, faisant valoir que « la voie vaginale permet de diminuer au maximum les douleurs et les risques de complications, puisque les incisions sont de très petite taille ».
Plusieurs néphrectomies par le vagin ont déjà été réalisées dans le monde, les premières remontant à 1993 en Italie et en Ecosse, mais seulement sur des patientes ne souffrant pas de surpoids, précisent les Hospices civils de Lyon.
Se déroulant sous coelioscopie, une néphrectomie consiste d’abord par l’introduction de quatre tiges à l’intérieur de la paroi abdominale grâce à de petites incisions (de 5 à 12 mm) permettant le passage d’une caméra et d’instruments chirurgicaux.
Le chirurgien-gynécologue réalise ensuite une incision de quelque six centimètres, « invisible » au fond du vagin selon les HCL, pour accéder à l’intérieur de l’abdomen avant d’y introduire un sac d’extraction, comme une « petite épuisette » pour sortir le rein.
Les douleurs post-opératoires sont « quasi nulles et sans conséquences sur la vie sexuelle » des patients, assurent encore les HCL.