«Une maison à 10 euros, c’est sérieux et c’est maintenant!», assurait sur son site Internet Léonard Simpatico. L’offre était alléchante et, selon La Provence, la recette de la loterie déjà engrangée était de 450.000 euros. Mais l’annonce était trop belle pour être vraie…
Le fondateur d’une société de la loterie immobilière basée à Istres (Bouches-du-Rhône) a été mis en examen jeudi pour escroquerie et organisation de loterie prohibée, a déclaré une source judiciaire vendredi. Léonard Simpatico avait été interpellé mardi en compagnie de sa fille et d’un notaire d’Aix-en-Provence par les policiers du service central des courses et jeux de la police judiciaire.
Gérant de l’agence Simpatico Group, il proposait de faire gagner via une loterie en ligne des biens immobiliers, maisons ou appartements valant des centaines de milliers d’euros, contre une mise de dix euros. Mais les biens mis en jeu n’appartenaient pas à Léonard Simpatico, il n’avait signé que des promesses de vente pour les quatre appartements et les deux maisons.
Les gagnants ont peur de perdre leur nouvelle demeure

Roxane Tornero (au centre) occupe aujourd’hui la maison de Laure Chevilliet (à dr.) et de sa mère (à g.) sans jamais avoir signé d’acte de vente.
Le jeu lui-même était illégal: la loi interdit en effet ce type de loterie. Pour contourner la législation sur les jeux, Simpatico Group, qui n’est pas une société de jeu, avait proposé un remboursement de sa mise à chaque perdant. Sauf que l’argent a mystérieusement disparu…
Quant aux «gagnants», ils sont eux aussi dans une situation délicate puisque leur nouvelle demeure ne leur appartient pas. Interviewée par Europe 1, Roxane a peur de perdre sa nouvelle maison de 110m2. «Si maintenant on m’enlève ça, mon rêve part en fumée. Il faudrait que je reconstruise tout, il faudrait que je retrouve un appartement, j’ai peur de perdre la maison», a-t-elle confié à la radio.
